Lien
Ce projet a vu le jour grâce à Aveyron Culture et à la MAS de la Boldarette à Saint-Côme-d’Olt.
C’était une évidence pour moi, qui m’inscris dans un parcours de soignante et dans ma sensibilité envers le handicap. Il n’y a ici aucun effet marketing : c’est une cause qui me touche profondément.
Lisez simplement ce texte…
Dans chaque photo, il existe ce fil rouge, ce lien invisible qui nous unit tous.
Un lien qui rassemble, entre les membres d’une même famille, entre ces personnes qui, un jour, ont pris place dans le train de nos vies…
Toutes ces rencontres… tous ces liens… qu’ils soient indéfectibles, durables, passagers ou éphémères…
Parfois, ils se défont au gré de nos choix, de nos parcours ou de nos chemins qui divergent. D’autres fois, la vie nous donne l’occasion de les retisser. Ce n’est jamais tout à fait comme avant : il reste des nœuds, des marques… Pourtant, cela en vaut la peine.
Parfois même, la vie elle-même nous pousse à redessiner nos horizons, à continuer ensemble autrement.
Ce lien, c’est aussi celui qui unit les soignants aux résidents. Bien plus que des aidants, ils apprennent au fil des jours à connaître ce qui anime chacun. De là naissent des jeux, de la joie, de la complicité.
Car dans la vie, il existe toujours quelque chose qui nous rassemble : la musique, la danse, le plaisir de manger, de jouer, de rire, de partager un moment simple… Ces instants enrichissent nos histoires et tissent nos souvenirs.
Et finalement, qu’est-ce qui fait de nous des êtres humains, sinon notre lien social et notre envie de partager des moments ensemble ?
Comme dans la vie, la réalisation de ces photos a représenté des défis : parvenir à se comprendre lorsqu’on n’a pas le même langage, lorsque les mots n’existent plus ou ne sont plus accessibles, trouver des moyens d’agir lorsque le corps limite le mouvement…
En s’appuyant sur l’énergie des personnes accompagnées, les soignants font le lien. Avec leurs moyens, ils tentent de traduire au monde leurs intentions, soutiennent l’initiation d’un geste, partagent les goûts de ceux qu’ils apprennent à connaître.
Alors oui, les résidents n’ont pas appuyé sur le déclencheur… mais chaque photo a été pensée avec eux, pour eux, selon ce qui leur tient profondément à cœur. Et vous le verrez : il y a ces sourires, ces regards, ces expressions qui ne trichent pas. Parce qu’ici, on ne peut pas tricher.
Suivez ce lien rouge…
Laissez-vous transporter à travers nos œuvres, l’espace d’un instant de nos vies…
« Après une après-midi de complicité et d’amusement (1), il est temps de se préparer en toute élégance (2) pour retrouver ses amis au bal et chanter ensemble une chansonnette (3), participer à un concert et danser au rythme de la musique (4), source d’inspiration et de créativité (5).
La gourmandise (6) et la relaxation (7), ce doux farniente parfois si proche de nos petits péchés capitaux, trouvent aussi leur place.
Tout cela pour relever des défis (8), gagner une course (9), décrocher un prix, puis revenir dans la quiétude d’un jardin botanique (10).
Et finalement, s’amuser encore et retrouver la légèreté de l’eau, là où l’on s’abandonne en apesanteur (11)
« Après une après-midi de complicité et d’amusement (1), il est temps de se préparer en toute élégance (2) pour retrouver ses amis au bal et chanter ensemble une chansonnette (3), participer à un concert et danser au rythme de la musique (4), source d’inspiration et de créativité (5).
La gourmandise (6) et la relaxation (7), ce doux farniente parfois si proche de nos petits péchés capitaux, trouvent aussi leur place.
Tout cela pour relever des défis (8), gagner une course (9), décrocher un prix, puis revenir dans la quiétude d’un jardin botanique (10).
Et finalement, s’amuser encore et retrouver la légèreté de l’eau, là où l’on s’abandonne en apesanteur (11)